Il était une fois dans un village paumé au milieu des bois, une petite fille qui s’appelait Valérie. Elle avait une vie heureuse avec ses parents et sa sœur malgré la dureté du monde qui l’entourait. Oui la vie était dure car quand on vit dans un village au milieu des bois, rien n’ai vraiment facile et aussi car ce même village n’avait pas un voisin des plus sympa: un loup-garou.
Les standards revisités ont toujours été une passion chez moi. Rien de mieux qu’une version modernisée d’une vieille chose. Alors quand on me propose de voir une relecture d’un conte et qui plus est quand le méchant loup devient un loup garou, je n’ai rien d’autre a dire que oui.
Malgré tout j’avais une certaine appréhension car dans ce genre d’exercice (surtout quand on le transforme en minauderie pour adolescente) soit on réussi son coup, soit on se plante lamentablement. La crainte d’un navet était largement plus présente dans mon esprit que la possibilité d’une réussite et pourtant j’avoue avoir passé un agréable moment.
On reconnait rapidement le style de Catherine Hardwicke (Mme Thirteen, Lords of Dogtown et Twillight 1) donnant une belle crédibilité à l’ensemble. Graphiquement parlant tout est réussi et (dé)mesuré et malgré quelques plans qui semblent tout droit sortis du manuel « réussir ses scènes en 10 leçons », le tout est plutôt sympathique et divertissant. Les vrais défauts viennent principalement du scénario et surtout de l’histoire fleur bleue qui sert de fil conducteur (je ne parle même pas de la scène d’introduction qui ne sert absolument a rien et qui est niaise au possible) . Mais ces défauts deviennent moindres lorsque débute la chasse au loup et l’histoire nous aspire littéralement quand il est question de découvrir qui est ce satané lycanthrope. La technique est certe classique mais réalisée de main de maître. On ne s’ennuie pas une seconde et c’est déjà bien.
L’autre point intéressant est la multitudes de références liées aux contes du loup dont je laisserais à chacun le plaisir de les retrouver.
Par ailleurs le film se veut être un vrai retour aux sources du conte. Ici on reste moralisateur et on essaie de faire passer des messages d’une façon allégorique mais aussi très claire.
Que dire de plus? Pas grand chose à vrai dire. Allez le voir, emmenez votre chérie avec vous, passez un bon moment. C’est tout.

